Appels à projets

Coopération bilatérale Québec-Sénégal

La coopération québéco-sénégalaise est historiquement centrée sur l’éducation, la culture et la coopération internationale. Elle s’est progressivement élargie aux enjeux liés à l’entrepreneuriat féminin, l’insertion socio-économique des jeunes, l’environnement et l’énergie, et ce, en accompagnement des efforts du pays dans la mise en œuvre de son plan Sénégal émergent.

Les rencontres politiques régulières entre les plus hautes autorités du Québec et du Sénégal ont permis d’approfondir la connaissance et la compréhension mutuelles. Elles ont permis de tisser des liens solides, que le Québec cherche à renforcer et à pérenniser.

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Appel à projets 2020-2021 – Terminé

Critères et modalités de soutien

Le Québec a historiquement centré sa coopération bilatérale avec le Sénégal sur des thématiques qui répondent à des besoins au bénéfice de l’émergence du pays et du bien-être de sa population, et ce, dans une dynamique partenariale d’égal à égal.

Depuis son premier appel à projets en 2016, cette coopération a progressé autour d’enjeux liés à l’agriculture et la sécurité alimentaire, à l’entrepreneuriat féminin, à l’insertion socioéconomique des jeunes ainsi qu’à l’environnement et l’énergie. Notre attachement à la langue française, combiné à un désir commun d’affirmation de nos identités distinctes, a également fait de la culture un secteur de coopération dynamique.

Aujourd’hui, grâce au travail de terrain mené par la Délégation générale du Québec à Dakar (DGQD), la coopération entre le Québec et le Sénégal est appelée à constituer un vecteur central de l’engagement du Québec, afin que nous soyons, l’un pour l’autre, des partenaires essentiels de développement économique durable et d’inclusion.

Cette coopération fait donc sienne l’expression sénégalaise nio far (« on est ensemble », en wolof)!

COVID-19 : de la contrainte à l’élan créatif

La pandémie de coronavirus (COVID-19) nous concerne tous et justifie le changement de direction donnée à la coopération Québec-Sénégal afin d’en faire un instrument qui répond à nos intérêts réciproques, de façon plus responsable.

Au Sénégal, comme dans la plupart des pays de l’Afrique subsaharienne, cette crise appelle à une coopération sur diverses dimensions : d’abord l’urgence sanitaire, ensuite l’action solidaire afin de réduire les contrecoups économiques et répondre aux enjeux sociaux sous-jacents et enfin la recherche. À cet égard, nous privilégierons les projets qui répondent et qui contribuent aux efforts de relance de l’après COVID-19.

Par ailleurs, la fermeture des frontières empêche toujours pour l’heure la tenue d’événements en présentiel. Nous encourageons ainsi autant que possible l’élaboration de projets participatifs dont les activités privilégieront tout de même l’échange en direct, malgré l’éloignement.

Cette année, nous porterons une attention particulière aux projets qui auront été pensés différemment et de façon proactive, afin de favoriser une « proximité à distance ».

Les objectifs poursuivis par cet appel à projets sont les suivants :

  • soutenir l’accomplissement d’initiatives structurantes, innovantes et solidaires portées par des acteurs québécois et leurs partenaires sénégalais afin de réduire les effets de la COVID-19 et de répondre aux efforts de relance;
  • resserrer les liens de coopération et les échanges institutionnels entre le Québec et le Sénégal afin de relever ensemble les défis liés à la crise de la COVID-19;
  • encourager le partage d’expériences et d’expertises ainsi que le développement de partenariats durables, mutuellement profitables. La perspective de pouvoir maintenir les liens au-delà de la réalisation du projet est recherchée;
  • appuyer un certain nombre de projets de nature plus exploratoires, dans la perspective d’une amélioration des connaissances du Québec de l’environnement d’affaires sénégalais;
  • promouvoir, en parallèle, des principes liés à la saine gouvernance, l’État de droit, la démocratie, l’égalité des genres ainsi que les droits et libertés de la personne;
  • valoriser les résultats et donner une visibilité accrue aux réalisations concrètes aux fins de diffusion des connaissances aux clientèles cibles et aux populations de part et d’autre;
  • favoriser une connaissance et une compréhension plus fines des deux sociétés.

Cet appel à projets vise ces secteurs :

Économie

  • Innovation industrielle et transfert technologique
  • Transport multimodal de marchandises
  • Chaînes de production locales, de l’approvisionnement à la commercialisation des produits
  • Nouveaux outils numériques
  • Entrepreneuriat et incubation d’entreprises
  • Microfinance et moyens de transition de l'économie informelle vers l'économie formelle

Santé

  • Soins, santé publique et services sociaux
  • Saines habitudes de vie
  • Santé des personnes en situation de vulnérabilité (femmes victimes de violence, enfants, personnes handicapées, etc.)

Environnement

  • Lutte contre les changements climatiques (atténuation et adaptation)
  • Transition et efficacité énergétique
  • Eau et assainissement
  • Gestion des matières et déchets dangereux (médicaux et chimiques)
  • Réutilisation et recyclage des matériaux et des matières résiduelles

Éducation et recherche

  • Élaboration de programmes d’enseignement et de formation en ligne
  • Développement d’outils didactiques, notamment numériques
  • Recherche appliquée ou à des fins pédagogiques dans des domaines se rapportant aux sciences de la vie et ses applications dans l'environnement (p. ex. agriculture, alimentation, médecine, produits pharmaceutiques, etc.)

Culture

  • Musique, audio-visuel, arts visuels et appliqués
  • Action culturelle pour la cohésion sociale
  • Art contemporain
  • Muséologie et mise en valeur du patrimoine
  • Protection et promotion de la diversité des expressions culturelles
  • Valorisation de l’artisanat local
  • Francophonie, langue française

Pour être admissibles, les projets doivent :

  • impliquer, au minimum, un coordonnateur québécois et un coordonnateur sénégalais, mais peuvent inclure l’assistance d’appoint de partenaires tiers;
  • se dérouler prioritairement sur le territoire québécois et/ou sénégalais. Les projets à portée régionale (réalisés au sein de plusieurs pays) sont permis s’ils concernent le territoire de compétence de la DGQD;
  • s’inscrire dans au moins l’un des secteurs privilégiés. L’approche multisectorielle est encouragée;
  • être réalisés, en totalité, au plus tard le 31 mars 2022;
  • être accompagnés d’un rapport définitif remis à la fin du projet et au plus tard le 1er mai 2022. Les projets n’ayant pas transmis les rapports requis dans les délais prescrits ne pourront plus recevoir de financement de la part du MRIF.

Pour obtenir un soutien financier du ministère des Relations internationales et de la Francophonie (MRIF), les projets doivent être présentés par des citoyens canadiens ou des résidents permanents du Canada vivant au Québec.

Pour être admissible, le demandeur doit :

  • avoir un lien d’affiliation avec l’organisation qu’il représente, laquelle doit être une personne morale ayant son siège social au Québec. Chaque organisation doit être légalement constituée et immatriculée au Registre des entreprises depuis au moins deux ans et ne devra pas être en défaut en vertu des lois en vigueur.

La subvention du ministère des Relations internationales et de la Francophonie (MRIF) pour un projet retenu ne pourra excéder 10 000 $ CA par année.

Le MRIF se garde la prérogative de déterminer le montant exact de l’aide financière accordée en fonction des ressources financières disponibles, de la quantité et de la qualité des projets déposés.

Le montant accordé doit représenter au minimum 50 % du budget total du projet.

L’engagement financier du MRIF, sous réserve des prérogatives de l’Assemblée nationale au regard de l’adoption des crédits annuels, porte sur une ou deux années financières débutant le 1er avril 2020 et se terminant le 31 mars 2021.

Le MRIF accordera un appui financier au partenaire québécois du projet exclusivement. La subvention sera accordée en un seul versement.

Une lettre d’annonce sera adressée à la plus haute instance responsable des conventions ou des contrats internationaux de l’institution ou de l’organisme dont relève le dépositaire québécois. Quel que soit le montant du soutien accordé, l’aide financière fera l’objet d’une lettre d’entente entre le MRIF et l’institution ou l’organisme québécois.

Les organisations dont les projets auront été sélectionnés s’engagent à produire un rapport financier et narratif sur le projet financé faisant notamment état des retombées escomptées.

Les dépenses admissibles sont les suivantes :

  • titre de transport international aller-retour (aux conditions inhérentes à la classe économique et jusqu’à un maximum de 2 500 $ CA par personne), tout en respectant les consignes de sécurité et les restrictions sanitaires émises par les autorités canadiennes et sénégalaises;
  • frais de transport local au Québec;
  • frais de transport local au Sénégal;
  • frais de transport d'œuvres et d'équipements techniques liés à l’exécution du projet (incluant les assurances pour le transport intérieur et international);
  • compensation pour l'émission de gaz à effet de serre;
  • frais de délivrance de visa (pour des situations spécifiques) ou autres documents d'entrée et de séjour exigés;
  • frais de dédouanement (jusqu’à concurrence de 500 $ CA);
  • frais d'assurance voyage;
  • frais de vaccination;
  • frais pour l’achat de médicaments prescrits par un médecin pour un séjour au Sénégal;
  • allocations forfaitaires quotidiennes (jusqu’à concurrence de 250 $ CA par jour, par personne);
  • frais pour des activités en présentiel;
  • frais pour des activités virtuelles;
  • frais pour la création d’œuvres d’art ou pour de projets artistiques;
  • frais de formation;
  • frais de publication et de diffusion liés au projet.

Au minimum, 75 % de la subvention accordée par le MRIF doit couvrir les frais admissibles énumérés ci-dessus (autorisant ainsi une attribution maximale de 25 % du montant demandé à d’autres dépenses). Les projets doivent pouvoir disposer au besoin d’autres sources de financement pour compléter les postes budgétaires non couverts par l’actuel appel à projets.

Les dépenses non admissibles sont les suivantes :

  • dépenses relatives au fonctionnement habituel d’une institution ou d’un organisme et à la rémunération courante de son personnel;
  • cachet accordé aux artistes, s’ils sont les porteurs ou les partenaires associés du projet (la prestation d’artistes locaux associée à l’organisation d’un événement publique est permise);
  • dépenses ayant déjà fait l’objet d’une aide provenant d’un autre programme de financement gouvernemental ou de tout autre type de bailleurs de fonds portant sur des dépenses assimilables;
  • suppléments pour voyager dans une classe supérieure à la classe économique et coûts additionnels applicables à la surcharge de bagages personnels;
  • frais de déplacement et allocations forfaitaires quotidiennes pour des séjours à l’extérieur du Québec et du Sénégal;
  • dépenses engagées avant la confirmation de l’aide financière accordée;
  • dépenses visant à combler un déficit accumulé;
  • dépenses qui ne correspondent pas à l’objectif et aux orientations de l’appel à projets;
  • dépenses relatives à l’aménagement d’infrastructures et l’acquisition de terrain, d’immobilisation ou de véhicules de transport.

Le soutien accordé dans le cadre des programmes de coopération n’est pas considéré comme un financement direct à la recherche. Par conséquent, les frais indirects de recherche ne peuvent pas être remboursés.

Le MRIF se réserve le droit de refuser toute dépense qu’il considère non pertinente pour l’atteinte des objectifs de l’appel à projets.

Les projets soumis seront évalués selon ces critères :

La légitimité

  • Cohérence entre la thématique et contexte territorial perturbé par la pandémie de COVID-19
  • Prise en compte des priorités et des contraintes locales

L’originalité

  • Nature novatrice du projet

La cohérence

  • Arrimage entre les activités planifiées, l’objectif poursuivi par l’appel à projets, les orientations spécifiées et les secteurs privilégiés
  • Caractère écoresponsable du projet

Le bien-fondé et la faisabilité

  • Précision et pragmatisme des activités planifiées au regard de la capacité du ou des partenaires locaux à pouvoir réaliser le projet dans son entièreté en respectant le cadre financier présenté ainsi que l’échéancier fixé
  • Propension à atténuer les écueils pressentis et capacité d’adaptation au contexte évolutif

Les retombées réelles et mesurables

  • Réalisme des résultats attendus et appréciation des suivis suggérés

La portée

  • Potentiel d’impacts directs du projet et son enracinement à l’échelle locale

La rigueur

  • Viabilité du financement versé : détail des dépenses prévues, diversité des revenus

La reconnaissance et l’implication réciproque

  • Qualité du coordonnateur québécois, des collaborateurs locaux et des autres partenaires associés au regard de leurs expériences et expertises
  • Répartition équitable des tâches dans l’exécution du travail

Les perspectives d’avenir et la durabilité du partenariat

  • Liens collaboratifs créés à plus long terme

Le référencement

Note : Le processus d’évaluation des projets est coordonné par le ministère des Relations internationales et de la Francophonie (MRIF) et le ministère de la Culture et des Communications (MCC), en étroite collaboration avec les autres ministères sectoriels québécois concernés. Les renseignements soumis dans le cadre du présent appel à projets pourraient donc être communiqués à ces ministères. Le MRIF et le MCC conservent cependant la responsabilité de la sélection définitive des projets et de la détermination des sommes qui leur seront accordées.

Appels à projets antérieurs

Pour cette troisième édition de l’appel à projets de coopération bilatérale Québec-Sénégal, neuf projets porteurs de retombées tangibles sont appuyés par le gouvernement du Québec. Ils sont le fruit de partenariats entre des organismes québécois et sénégalais. Ils seront réalisés au Québec ou au Sénégal d’ici le 31 mars 2020.

 

En savoir plus sur les relations Québec-Sénégal.

Dernière mise à jour : 2020-10-26 10:14:25