Principaux secteurs de collaboration

Les efforts du Québec visant à nouer des relations de collaboration avec le Japon sont concentrés vers 5 secteurs prioritaires:

Économie

Échanges commerciaux

Le Japon est le second marché d’exportation du Québec en Asie (après la Chine) et le sixième à l’échelle mondiale. Le secteur bioalimentaire constitue d’année en année près de la moitié des exportations québécoises sur ce marché, avec une part de plus de 40 %. L’aérospatiale est un autre secteur qui y connaît du succès, les produits de technologie de pointe composant près de 30 % des exportations du Québec au Japon. Les entreprises d’ici apprécient particulièrement l’environnement d’affaires japonais.

La valeur des exportations du Québec à destination du Japon était de 1,3 milliard de dollars canadiens en 2016. En 2015, les trois produits en tête de liste des exportations du Québec vers le Japon étaient les suivants :

  • le minerai de fer et ses concentrés (23,8 %);
  • la viande de porc (22,7 %);
  • les fèves de soya, même concassées (7,0 %);

Les importations du Québec en provenance du Japon s’élèvent à 2,1 milliards de dollars canadiens. Ces dernières sont dominées par les véhicules, qui comptent pour 46,2 % de nos achats de biens dans ce pays. Le Québec est d’ailleurs la principale destination des véhicules automobiles japonais vendus au Canada.

Exemples d’ententes commerciales récentes

  • Mai 2016 – CyberConnect2 annonce l’ouverture d’une succursale à Montréal dans le domaine des jeux vidéo;
  • Avril 2016 – Kabuchan International investit 1 M$ dans la campagne de financement privé du projet du Théâtre Le Diamant, à Québec;
  • Février 2016 – Bridgestone investit 312 M$ dans son usine de Joliette au Québec;
  • Septembre 2015 – Olympus NDT, spécialiste dans la détection de failles dans les composites, investira 35 M$ à Québec afin d’y construire d’ici 2017 un nouveau complexe qui réunira ses 400 employés;
  • Mai 2015 – Medicago, une filiale de la société pharmaceutique japonaise Mitsubishi Tanabe Pharma, investira 245 M$ à Québec afin d’y construire un nouveau complexe de production de vaccins, en 2019, entraînant la création de 200 nouveaux emplois hautement spécialisés.
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Innovation

Si les activités à vocation commerciale ont depuis toujours dominé les échanges entre le Québec et le Japon, celles à caractère technologique occupent maintenant une place croissante. L’économie mature du Japon, menée par de grands groupes industriels, s’inscrit en chef de file pour ses dépenses en recherche et développement (au quatrième rang mondial avec 3,4 % de son produit intérieur brut) offrant ainsi des occasions d’affaires et de partenariat pour les entreprises innovantes et les chercheurs québécois.

Parmi les secteurs les plus porteurs du Québec au Japon, on trouve les technologies de l’information et des communications, la construction verte, l’animation 3D, l’aéronautique et les sciences de la vie.

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Éducation

Les universités québécoises sont actives sur la scène japonaise. En 2014, on comptait 35 ententes signées entre des universités japonaises et québécoises. L’Université de Montréal et l’Université Laval se démarquent à cet égard avec chacune une douzaine d’ententes bilatérales en vigueur visant l’échange d’étudiants ou de professeurs.

Ayant célébré le 15e anniversaire de son programme McGill/MBA Japon en 2014, l’Université McGill compte un réseau de plus de 450 diplômés ayant obtenu leur diplôme au Japon. La plupart de ces étudiants sont des professionnels travaillant dans plusieurs secteurs d’activité et désirant parfaire leurs connaissances en gestion des affaires.

On compte près de 2 500 publications conjointes, dans une quinzaine de disciplines différentes, associant des universités québécoises et japonaises au cours de la période 2000-2011. L’Université McGill a collaboré à plus de la moitié d’entre elles, suivie de l’Université de Montréal et de l’Université Laval. Depuis 2000, le nombre de publications Québec-Japon est en croissance constante.

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Culture

Perçu comme l’un des principaux pôles culturels mondiaux, le Japon constitue un marché au potentiel lucratif pour plusieurs artistes québécois et un tremplin vers d’autres territoires asiatiques. Nombre d’entre eux y ont connu un succès notable, plus particulièrement en arts de la scène. Citons, entre autres, le succès phénoménal du Cirque du Soleil qui, au cours des 20 dernières années, a fait la joie de plus de 10 millions de spectateurs japonais. Autre exemple témoignant de l’appréciation des Japonais pour les créations culturelles québécoises, la très estimée exposition sur l’œuvre de Frédéric Back présentée au Museum of Contemporary Art de Tokyo, en 2011, puis successivement au Sapporo Art Museum et au Hiroshima Prefectural Art Museum en 2012.

Si tant d’artistes québécois tirent avantage des liens développés par la DGQT avec un large réseau de représentants culturels japonais, c’est que ces liens ont permis à la fois une forte participation de producteurs et de diffuseurs japonais à différents événements d’envergure au Québec, tels que le Festival TransAmériques, Montréal Complètement Cirque, Coups de théâtre ou encore CINARS (Conférence internationale des arts de la scène). La présence du Québec au Performing Arts Market in Seoul avec les agents et les impresarios japonais a aussi permis de mettre en valeur l’offre québécoise sur le plan culturel et artistique.

Afin de maximiser les contacts avec le milieu artistique japonais, le Gouvernement du Québec a établi en 2015 un partenariat avec l’organisme Tokyo Wonder Site, qui offre à des artistes québécois l’hébergement et des possibilités d’échange et de collaboration avec des créateurs japonais et leurs réseaux professionnels.

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Identité québécoise et langue française

Les études québécoises au Japon se sont considérablement développées au cours des dernières années et plusieurs avancées associant la DGQT et le ministère des Relations internationales et de la Francophonie sont à signaler, dont :

  • l’offre d’un cours de premier cycle portant sur le Québec, proposé une fois par année à l’Université Meiji de Tokyo depuis 2003 et auquel prennent part environ 80 étudiants japonais;
  • le centre de documentation sur le Québec à l’Université Meiji qui compte une collection de plus de 2 000 livres;
  • le lancement d’un deuxième cours sur le Québec offert depuis 2013 par l’Université Konan de Kobe;
  • la création, en 2008, de l’Association japonaise des études québécoises, regroupant près de 70 professeurs et publiant chaque année une revue japonaise d’études québécoises, en plus de proposer à ses membres un congrès auquel participent des conférenciers québécois de milieux variés;
  • la parution, en 2013, du livre Le Québec si lointain, si proche, un ouvrage de 300 pages produit par l’Association japonaise des études québécoises, à l’occasion du 40e anniversaire de la DGQT, qui traite de la diversité des liens tissés au fil des décennies entre le Québec et le Japon.

Promotion de la Francophonie

Depuis 2010, le Québec est représenté au sein du Conseil pour la promotion de la Francophonie au Japon, une organisation regroupant plus d’une vingtaine d’ambassadeurs de pays membres de l’Organisation internationale de la Francophonie en plus d’une quinzaine d’associations francophones au Japon. La déléguée générale du Québec à Tokyo assume la vice-présidence du Conseil depuis sa création.

Le Conseil a pour but de promouvoir l’image plurielle de la Francophonie au Japon et de valoriser l’usage du français par plusieurs activités, dont la célébration de la Journée internationale de la Francophonie.

À l’occasion du 2e Forum mondial de la langue française en 2015, le Conseil a formé, avec l’appui du Bureau des communications globales du bureau du premier ministre Abe, une délégation de sept jeunes Japonais qui s’est rendue à Liège en Belgique. Lors d’un atelier animé par la déléguée générale du Québec à Tokyo, chacun des jeunes Japonais a présenté différents aspects du Japon, en français, ce qui a suscité beaucoup d’intérêt de la part des médias francophones.

En vue des Jeux olympiques de Tokyo de 2020, le Conseil travaillera en étroite collaboration avec l’Organisation internationale de la Francophonie, qui possède un bureau régional pour l’Asie du Pacifique au Vietnam, afin de s’assurer de la présence et de la visibilité du français lors de cet événement international.

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Dernière mise à jour : 2017-09-11 14:56:32