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26 oct. 2014

Bilan de la participation du Québec à la 35e session de la Conférence générale de l'UNESCO

<b>Culture</b>La directrice générale élue de l’UNESCO, Irina Bokova, en compagnie du représentant du gouvernement du Québec au sein de la Délégation permanente du Canada auprès de l’UNESCO, Michel Audet. Photo : © Sayah Msadek

La 35e session de la Conférence générale de l’UNESCO s’est terminée le 23 octobre. Au terme de trois semaines de travaux, les 193 États membres de la Conférence générale ont déterminé l’orientation et la ligne de conduite de l’UNESCO, notamment par l’examen et l’adoption du Programme et budget de l’UNESCO 2010-2011. Au cours de cette 35e session, la Conférence générale a également entériné la proposition du Conseil exécutif de l’UNESCO qui avait choisi pour candidate Mme Irina Bokova en tant que successeur du directeur général Koïchiro Matsuura.

Cette 35e session aura également permis la tenue d’un débat de politique générale, d’un forum ministériel plénier, de deux tables rondes ministérielles, en plus des cinq commissions sectorielles de l’UNESCO en éducation, en culture, en sciences exactes, en sciences humaines et en communication.

Les préparatifs liés à la participation du gouvernement du Québec à la Conférence générale avaient été amorcés dès juillet par une vaste consultation auprès des ministères québécois interpellés. Cette consultation aura permis de développer des positions et un argumentaire, notamment en prévision des discussions et travaux prévus à l’ordre du jour des cinq commissions sectorielles. Ces positions ont été intégrées dans les interventions des différents membres des délégations québécoise et canadienne présents aux travaux.

Éducation

À ce titre, la ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, Michelle Courchesne, a pris la parole lors de la Table ronde ministérielle sur l’éducation et contribué ainsi activement au débat sur les conclusions issues du cycle de conférences internationales en éducation qui se sont tenues en 2008 et en 2009 à l’initiative de l’UNESCO. Durant la commission Éducation, le gouvernement du Québec a insisté sur la prise en compte de l’apprentissage et le développement des compétences des adultes, sur l’importance de programmes d'études pertinents et adaptés, sur la formation des maîtres ainsi que sur l’égalité des sexes abordée sous l’angle des chances de réussite.

Culture

Dans le cadre de la commission Culture, le représentant du gouvernement du Québec au sein de la Délégation permanente du Canada auprès de l’UNESCO, Michel Audet, a fait état de l’appui en faveur d’un avant-projet d’une Recommandation sur la conservation des paysages urbains historiques. Il a souligné l’importance d’intégrer les avancées de la communauté internationale sur la définition même du terme « paysage » et de tenir compte des dimensions immatérielles du patrimoine ainsi que des aspects de l’identité et de la diversité culturelle des communautés locales. La commission Culture a également offert l’occasion de réitérer toute l’importance qui doit être accordée à la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles de 2005 dans le cadre de la programmation et du budget de l’UNESCO. Un appel visant à déterminer de manière plus précise les efforts et les ressources qui seront consacrés à la Convention de 2005 a été lancé.

Communication et Sciences

Dans le cadre de la commission Communication, on a souligné les carences en contenu francophone de la nouvelle Bibliothèque numérique mondiale. Afin de corriger cette situation, il a été suggéré d’établir une coopération permanente entre cette bibliothèque et le portail du Réseau francophone des bibliothèques nationales numériques. Cette suggestion a été retenue par l’UNESCO. Lors des travaux des commissions Sciences exactes et Sciences humaines, le Québec a suivi de près l’élaboration d’un projet de déclaration de principes éthiques en rapport avec les changements climatiques.

Enfin le débat de politique générale aura été l’occasion de souligner la contribution active du gouvernement du Québec aux projets et aux travaux de l’UNESCO, depuis trois ans, en vertu de la volonté du gouvernement canadien de pratiquer un fédéralisme d’ouverture.

Directrice générale élue

La cérémonie d’installation de la nouvelle directrice générale élue de l’UNESCO, Irina Bokova, a clos le programme de la 35e session de la Conférence générale. Après avoir rendu hommage à son prédécesseur, Me Bokova a rappelé dans son discours l’importance de recentrer le mandat de l’UNESCO en période de crise. Elle a insisté sur le développement d’alliances afin de donner plus de visibilité à l’organisation et a fait état de ses principes de gestion qui reposeront sur la transparence, l’obligation de reddition ainsi que l’approche axée sur les résultats.

On retient de ce premier discours une vision globale du multilatéralisme, une fine connaissance des réalités du Sud comme du Nord, une sensibilité à la culture et à la diversité culturelle ainsi qu’une grande connaissance des programmes de l’UNESCO. Le gouvernement du Québec se réjouit du choix de la communauté internationale qui porte la première femme à la tête de cette prestigieuse organisation. Le représentant du gouvernement du Québec au sein de la Délégation permanente du Canada auprès de l’UNESCO a assisté à la cérémonie et a pu lui souhaiter bonne chance pour son nouveau mandat.


Représentation du Québec au sein de la Délégation permanente du Canada auprès de l'UNESCO
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