Rencontre avec les chefs de poste de carrière

Allocution de la ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Mme Christine St-Pierre.

Montréal, le 9 juin 2014

Monsieur le doyen du corps consulaire et consul général du Portugal,
Mesdames, messieurs les chefs de poste de carrière,

C’est un plaisir de vous rencontrer pour faire connaissance et vous assurer de toute ma disponibilité pour faciliter vos rapports avec ce nouveau gouvernement.

Mes premières missions comme ministre des Relations internationales et de la Francophonie ont eu lieu aux États-Unis. Je me suis rendue à Chicago, en avril, au Comité directeur du Conseil des gouverneurs des Grands Lacs et la semaine dernière, à Atlanta, à la Conférence des chefs de gouvernements des régions partenaires.

Le premier ministre participera à la Conférence des gouverneurs de la Nouvelle-Angleterre et des premiers ministres de l’Est du Canada, à Bretton Woods, en juillet. Nous sommes par ailleurs à organiser le sommet du Conseil des gouverneurs des Grands Lacs, à Québec en juin 2015.

Enfin, nous préparons les célébrations du 75e anniversaire de la Délégation générale du Québec à New York, en 2015.

En dépit d’importantes contraintes budgétaires, nous voulons ouvrir une antenne économique à Houston.

S’agissant de la France, je souligne la volonté d’enrichir encore une relation qui s’exerce déjà sur de multiples fronts et dont nous ne dirons jamais assez le caractère exceptionnel.

Il s’agit d’une année faste puisque nous aurons, à l’automne, le plaisir d’accueillir le président de la République. La visite de M. François Hollande, qui devrait comporter une importante dimension économique et commerciale, sera l’occasion d’approfondir notre partenariat stratégique.

Je me rends moi-même à Paris pour la Fête nationale du Québec et pour prendre contact avec nos principaux interlocuteurs. J’aurai, par la même occasion, le plaisir de rencontrer le Secrétaire général de la Francophonie, à la veille du XVe Sommet de la Francophonie, à Dakar.

Les États et gouvernements adopteront à Dakar une Stratégie économique de la Francophonie, aux travaux de laquelle le Québec participe activement et qui ouvriront un nouveau pan de l’action de cette institution multilatérale.

La Francophonie nous aura permis de développer d’importants liens bilatéraux. Nous tissons des liens commerciaux avec l’Afrique et sommes en mesure de soutenir certains États à se doter d’une fonction publique efficiente et d’institutions essentielles à un État de droit.

Nos relations avec l’Europe vont s’approfondir avec l’Accord économique et commercial global. Un accord dont le Québec a été un instigateur, aux négociations duquel il a participé et pour lequel un accord de principe a été conclu.

Nous sommes par ailleurs, à l’instar de ce que nous avons fait pour les États-Unis, à écrire une stratégie territoriale, qui introduit une vision paneuropéenne de notre action et accroit la synergie de nos représentations.

La priorité que le gouvernement accorde au développement minier, énergétique, forestier et écotouristique du nord du Québec resserrera nos liens avec les pays nordiques.

Je souligne l’exercice d’étalonnage que nous avons amorcé avec la Wallonie, analyse comparative de nos relations internationales, et rappelle les 25 ans de notre coopération avec la Bavière, construite sur la base de grandes affinités.

Les célébrations des cinquante ans de nos relations avec l'Italie coïncideront avec l’Exposition universelle de Milan, à l’occasion de laquelle l’Italie recevra le monde entier.

En Asie, nous considérons avec enthousiasme la conclusion récente de l’Accord de libre-échange Canada-Corée et la poursuite des négociations pour l’Accord de partenariat économique Canada-Japon.

Nous espérons qu’en Inde les élections auront favorisé la reprise prochaine des négociations de l’Accord de partenariat économique global Canada-Inde.

Les discussions pour le Partenariat transpacifique nous encouragent à organiser des missions commerciales toujours plus nombreuses en Asie. Entre-temps, nous accueillons régulièrement des missions d’acheteurs.

La Chine est désormais un partenaire essentiel qui sait nous accueillir et nous donner accès à de nombreux décideurs. J’ai pu, la semaine dernière, m’entretenir avec le gouverneur du Shandong, une province avec laquelle nous tissons des liens privilégiés.

En Amérique latine, malgré le contexte de rigueur budgétaire, nous maintenons notre engagement, tout en le rationalisant, d’autant que la communauté latino-américaine est d’un apport précieux au Québec.

J’ai le plaisir cette semaine d’accueillir le secrétaire de l’Innovation, la Science et la Technologie de l’État mexicain de Jalisco, signe de la grande vitalité de nos liens tant avec le gouvernement fédéral qu’avec plusieurs États mexicains.

Au Brésil, en cette année de Coupe du monde et d’élections, nous portons notre attention sur nos relations avec les États de Sao Paulo, de Rio de Janeiro et du Parana.

Enfin, nous poursuivons notre travail en Haïti, où je souhaite des élections en octobre, dans des conditions optimales, pour lesquelles le Directeur général des Élections du Québec offre sa collaboration. Enfin, nous serions très heureux d’accueillir le premier ministre haïtien.

Dans l’exercice de compressions budgétaires, le ministère des Relations internationales et de la Francophonie est mis à contribution, sans remettre en cause ses missions essentielles, en dépit de certains choix douloureux.

Ce recadrage s’inscrit bien dans l’esprit de notre Plan stratégique 2014-2018, qui sera dévoilé bientôt, et qui propose de concentrer nos ressources là où s’offrent des perspectives les plus importantes. J’ai par ailleurs l’intention de revoir notre Politique internationale, qui a déjà huit ans.

Voilà qui est bien court pour résumer notre action internationale, mais nous aurons l’occasion d’en reparler.

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