Allocution de la ministre des Relations internationales et de la Francophonie, madame Christine St-Pierre

Allocution de la ministre à l'occasion de la présentation de ses vœux au corps consulaire

Montréal, le 30 janvier 2015

Madame la doyenne du corps consulaire et consule générale de Chine, madame ZHAO Jiangping,
Mesdames, messieurs les chefs de poste de carrière,
Mesdames, messieurs les dirigeants des organisations internationales gouvernementales,
Mesdames, messieurs, chefs de poste honoraires,

J'aimerais tout d’abord vous exprimer tout le plaisir que j'ai à vous accueillir et à revoir plusieurs d’entre vous. Il fait bon de nous rencontrer et une année qui commence, avec son lot de promesses et d’espoirs, est particulièrement propice.

Je profite donc de ce moment privilégié pour souhaiter chaleureusement, à toutes et à tous, une année 2015 des plus heureuses. Une année heureuse à la fois pour vous et votre famille, ainsi que pour le pays que vous représentez.

Cette année, certes, a débuté sur une note difficile.

Nous avons été profondément émus par les actes de terreur survenus à Paris. Notre gouvernement les condamne avec la plus grande fermeté. Nos liens avec la France et son peuple sont riches, sincères et historiques. Nous partageons certes une langue, mais aussi des valeurs de liberté et de démocratie, précisément visées par ces attaques.

C’est pourquoi le premier ministre, ainsi que plusieurs ministres et députés, ont pris part aux marches de Montréal et de Québec qui, le 11 janvier, ont réuni spontanément plusieurs dizaines de milliers de Québécois. J’exprime à nouveau, au nom du peuple québécois, toute ma solidarité.

C’est dans le même esprit que nous sommes profondément préoccupés du sort du blogueur saoudien, M. Raif Badawi, dont la famille habite Sherbrooke, qui est soumis à l’exécution d’une sentence inhumaine. J’invite les pays représentés ici à exprimer leur préoccupation sur ce plan.

Économie

Le premier ministre effectuera sa première mission officielle en France à l’occasion de la 18e Rencontre alternée des premiers ministres, autour des thèmes de l’enseignement, de la recherche, des enjeux maritimes, de la relance du Plan Nord et de la lutte aux changements climatiques.

Le premier ministre entend en outre promouvoir, outre-Atlantique, notre politique économique, des projets comme le Plan Nord et la Stratégie maritime, et les conditions propices à l’accueil d’investissements qu’offre le Québec.

La relance du Plan Nord consiste, je vous le rappelle, en une mise en valeur planifiée et intégrée du potentiel minier, énergétique, social, culturel et touristique du Nord.

On y trouve du nickel, cobalt, platine, zinc, minerai de fer et ilménite et de l’or. Le Nord recèle aussi du lithium, du vanadium et des éléments de terres rares.

En le relançant maintenant, nous serons prêts pour le prochain cycle favorable de la demande mondiale de métaux et minéraux.

La première mine de diamants québécoise est en construction. Elle représentera une production annuelle estimée de 1,6 million de carats pour des investissements d’un milliard de dollars.

La loi qui institue la Société du Plan Nord, adoptée en décembre, prévoit un Bureau de commercialisation ayant pour objet de faire connaître les besoins en fournitures et en équipements. Elle prescrit aussi une Assemblée des partenaires, qu’il s’agisse des peuples autochtones, des gens d’affaires, ou de la communauté scientifique.

La Société du Plan Nord s’assurera de la construction d’infrastructures pour désenclaver le territoire. L’intégration des différents modes de transport en un réseau cohérent multiusages permettra d’en partager le coût. Nous entendons déployer des télécommunications et technologies numériques ainsi qu’un réseau de desserte en gaz naturel.

Un Fonds du Plan Nord est doté d’une enveloppe de 63 M$ pour 2014-2015 et disposera d’une somme d’environ deux milliards d’ici à 2035. Nous avons en outre créé Capital Mines Hydrocarbures, un fonds d’un milliard de dollars qui vise à acquérir des titres de participation dans les projets.

Nous entendons mettre en place des mécanismes permettant de consacrer, d’ici 2035, 50 % du territoire du Plan Nord à des fins autres qu’industrielles, à la protection de l’environnement et à la sauvegarde de la biodiversité.

Le Plan Nord gagnera à profiter de toutes les innovations et d’une coopération scientifique internationale. C’est dans cette perspective que vient d’être créé l’Institut nordique. Il assurera aux gouvernements, aux communautés et au secteur privé le savoir scientifique et technique nécessaire au développement durable du Nord.

L’Institut servira de carrefour aux projets de recherche des universités qui le constituent, sur des thèmes aussi divers que le changement climatique, la géologie du territoire, la sécurité ou le droit maritime de l’Arctique : on sait que d’ici une génération, le passage du Nord Ouest sera le lieu d’une importante circulation maritime.

Nous voulons faire du Québec le carrefour de la recherche arctique en Amérique du Nord.

À la fin de février se tiendra à Québec le Symposium international sur le développement nordique, auquel prendront part des représentants des pays nordiques.

Le Québec entend être présent dans les forums arctiques internationaux et renforcer ses liens avec d’autres États fédérés et régions circumpolaires.

L’assemblée de l’Arctic Circle, en Islande, un Davos boréal auquel a participé le premier ministre et auquel il s’est engagé à s’associer lors des prochaines éditions, illustre l’importance géopolitique, économique et scientifique croissante de l’Arctique.

Enfin, le Plan Nord s’appuie sur des valeurs d’écoute, de respect, d’ouverture, d’échange et de solidarité. Il a été conçu et se réalisera en partenariat étroit et continu avec les peuples qui occupent ce territoire depuis des milliers d’années. Le gouvernement s’est ajusté de manière à ce que le projet soit conforme aux préoccupations, besoins et aspirations de ses partenaires.

L’immense territoire couvert par le Plan Nord comprend aussi plus de 200 000 kilomètres carrés de forêts commerciales, dont il est possible de faire une exploitation durable. Il représente aussi les deux tiers de la capacité de production hydroélectrique installée au Québec.

Ses eaux froides et pures sont un atout pour l’aquaculture.

Enfin, le réseau hydrographique, les caractéristiques géophysiques du territoire et son caractère sauvage, les aires protégées, l’observation de la faune, le potentiel de croisières, la visite des grandes centrales hydroélectriques offrent une capacité écotouristique exceptionnelle.

La Stratégie maritime, qui sera dévoilée en juin, offrira, elle, une approche intégrée de l’activité économique liée à la mer.

Ainsi, le développement coordonné de nos ports et de nos infrastructures terrestres nous aidera à pleinement tirer profit de l’Accord économique et commercial global entre le Canada et l’Union européenne – tout comme des accords en négociation entre les pays du Pacifique – pour renforcer le rôle de Montréal sur le plan de la manutention de conteneurs.

Au cours de sa toute récente mission en Belgique, le premier ministre a d’ailleurs visité le port d’Anvers, deuxième port d’Europe et principal partenaire du Port de Montréal.

La Stratégie maritime vise aussi à stimuler la prospérité des régions côtières en aidant les pêcheries à développer des produits d'exportation. Elle prévoit de développer nos chantiers maritimes et de hausser le tourisme de croisière.

Elle offre, tout comme le Plan Nord de nombreuses possibilités d’investissements aux entreprises qui veulent s’y associer.

La Stratégie maritime est liée au Plan Nord, ne serait-ce que parce que l’accès au Nord se fera surtout par la mer et qu’il pourrait aussi se traduire par des contrats dans nos chantiers navals.

Le Plan d’action de la Stratégie maritime devrait être publié au printemps. Mon ministère s’engage à veiller à ce qu’elle soit compatible avec les obligations internationales du Québec en vertu de la Charte des Grands Lacs et des accords de commerce international.

La mission du premier ministre à Londres, à Bruxelles et à Davos, qui vient de se terminer, a permis des échanges fructueux sur ces deux projets, mais également sur l’Accord économique et commercial global.

C’est dans la perspective de cet accord que nous avons signé, l’an dernier, une Déclaration de partenariat avec les Quatre Moteurs pour l’Europe que sont la Lombardie, la Catalogne, le Bade-Wurtemberg et la Région Rhône-Alpes.

En octobre, une importante mission en Chine a permis au premier ministre de promouvoir le Plan Nord et la Stratégie maritime, tant à l’occasion d’entretiens politiques de haut niveau que lors de rencontres auprès d’investisseurs ou devant des parterres d’affaires.

Le premier ministre avait fait de même, un mois plus tôt, à New York, devant un auditoire réuni par la Foreign Policy Association. Tout comme lors de la visite du président de la République fédérale d’Allemagne, M. Joachim Gauck, à la tête d’une mission de chefs d’entreprises allemands des secteurs de l’énergie, des ressources et du transport.

Environnement

Par ailleurs, le Québec entend participer à la mobilisation de la Francophonie pour qu’un accord significatif soit signé à Paris, à la Conférence Paris Climat 2015.

À Lima, le Québec a appuyé la création d’une initiative qui vise à mettre en valeur les cibles de réduction de GES des gouvernements infraétatiques. Le Québec favorise une contribution plus soutenue des États fédérés, des régions et des autorités locales dans la mise en œuvre du futur accord.

Nous travaillons, en outre, à susciter un engagement du Canada et avons inscrit les enjeux climatiques à l’ordre du jour des forums intergouvernementaux canadiens.

Le Québec lui-même vise une réduction de 20 % sous le niveau de 1990 d’ici à 2020 et a fait de la lutte aux changements climatiques une priorité.

Nous entendons par ailleurs favoriser l’échange d’expertise et de bonnes pratiques en matière de marchés du carbone, en vue de faire croître et de lier les différents mécanismes régionaux. Nous faisons la promotion, sur toutes les tribunes, de notre entente avec la Californie, en vertu de laquelle nous avons récemment tenu une première enchère conjointe d’unités d’émission de gaz à effet de serre.

Le premier ministre et le maire de Shanghai ont convenu de faire des marchés du carbone un thème de coopération. Déjà, en novembre, nous avons accueilli une délégation de la Commission municipale de développement et de réforme de Shanghai afin d’initier cette coopération.

L’environnement et l’énergie sont aussi au cœur de nos relations avec nos voisins, notamment l’État de New York et les six États de la Nouvelle-Angleterre.

Ainsi, notre électricité pourrait être disponible en plus grande quantité au sud de la frontière avec la construction de lignes de transport supplémentaires.

Cet apport d’énergie faible en carbone créerait d’excellentes occasions d’affaires pour la région puisqu’elle contribuerait à stabiliser les prix de l’électricité et à atteindre les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Ces deux axes complémentaires que sont l’économie et l’environnement seront au centre du prochain sommet du Conseil des Gouverneurs des Grands Lacs, que nous aurons l’honneur d’accueillir à Québec, en juin prochain.

Commerce

L’excellente tenue de l’économie américaine est de bon augure pour les exportateurs québécois qui pourront sans doute hausser leurs livraisons aux États-Unis.

Tout en consolidant nos liens avec notre premier partenaire commercial, l’État de New York, nous devons tirer profit de l’émergence de moteurs économiques tels que le Texas.

Nous voulons, dans cette perspective, ouvrir un bureau à Houston afin de nous positionner sur ce marché.

S’agissant de circulation des biens et des personnes, le Québec partage les préoccupations américaines sur le plan de la sécurité et appuie le Plan d’action conjoint Canada – États-Unis : par-delà la frontière.

Le prédédouanement et l’investissement dans les infrastructures frontalières nous apparaissent une bonne façon de concilier fluidité des échanges commerciaux et sécurité.

Nous souhaitons ainsi l’instauration d’un prédédouanement à la Gare Centrale de Montréal, afin d’améliorer la liaison ferroviaire L’Adirondack entre notre métropole et New York.

Du côté de l’Europe, le Québec a joué un rôle de premier plan dans la décision du Canada et de l’Union européenne de négocier un partenariat économique. Nous souhaitons maintenant que l’Accord entre en vigueur rapidement.

Le Québec fera par ailleurs valoir ses intérêts dans les négociations commerciales avec les économies asiatiques. C'est le cas du Partenariat transpacifique, qui faciliterait la circulation des personnes, des biens, des services et des capitaux entre 12 pays d'Asie, d’Océanie et des Amériques.

Le Québec collabore aux négociations de l’Accord de partenariat économique Canada-Japon et de l’Accord de partenariat économique global avec l’Inde.

Le Québec entend aussi participer à la réflexion canadienne sur une éventuelle négociation commerciale avec la Chine.

Déjà, l’entrée en vigueur récente de l’Accord de libre-échange entre le Canada et la Corée du Sud, premier accord du genre dans la région Asie-Pacifique pour le Canada, laisse présager de substantielles occasions d’affaires.

Le premier ministre a rencontré, en octobre, en présence des consuls généraux, les ambassadeurs des pays de l’Alliance du Pacifique. Il a pu ainsi prendre toute la mesure des perspectives de croissance de nos échanges avec le Chili, la Colombie, le Pérou et, bien sûr, le Mexique, notre partenaire de l’ALENA avec qui les relations sont multiples.

Francophonie, Afrique et Moyen-Orient

Du côté de la Francophonie, le Québec entend contribuer à la mise en œuvre des documents adoptés au Sommet de Dakar, notamment la Déclaration et le Cadre stratégique, la Stratégie économique, la Stratégie jeunesse et l’égalité des femmes et des hommes.

Je souligne l’adhésion du Mexique à titre de membre observateur. Par ailleurs, le choix de Madagascar pour l’organisation du XVIe Sommet de la Francophonie nous réjouit et le gouvernement du Québec s’offre à partager avec les autorités malgaches l’expertise acquise à l’occasion des sommets de Québec de 1987 et de 2008.

Enfin, le Québec sera présent au deuxième Forum mondial de la langue française à Liège, en juillet.

Le Québec appuiera, par une mobilisation francophone, et dans le sillage de la résolution adoptée à Dakar, les efforts de l’UNESCO pour la prise en compte du numérique dans la mise en œuvre de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, dont on célèbre le 10e anniversaire.

Le Québec travaillera à la mise en œuvre rapide de la Stratégie économique pour la Francophonie et en souhaite vivement le succès. Elle confortera nos liens économiques avec l’Afrique francophone.

Déjà, l’arrimage entre notre offre et les besoins, conjugué à l’intérêt de nos entreprises pour les marchés africains, a amené Export Québec à adapter sa programmation. Le Québec se positionne comme partenaire du développement économique de l’Afrique francophone.

Je dévoilerai en 2015 nos cinq stratégies territoriales, dont celle sur l’Afrique et le Moyen-Orient. Un Moyen-Orient dont les évolutions politiques sont l’objet d’une attention soutenue de mon ministère, tant du point de vue de nos intérêts – notamment de leurs effets sur nos concitoyens qui viennent de ces régions – que de ceux de nos partenaires.

Enfin, je m’en voudrais de ne pas signaler le bon déroulement des élections législatives et présidentielles tunisiennes. Le peuple tunisien mérite nos félicitations.

Solidarité

Sur la foi du postulat qu’intervenir sur la scène du monde pour promouvoir ses intérêts comporte un devoir de solidarité, le gouvernement en a fait un objectif de politique internationale.

Avec des moyens modestes, nous tablons sur l’expérience de nos organismes de coopération et de leurs partenaires du Sud. Ma participation aux activités de solidarité en marge du Sommet de Dakar m’a permis de saisir la portée de leur action. Ces projets ont un effet réel sur les conditions de vie de milliers de personnes, en particulier celles des femmes.

Enfin, cinq ans après la tragédie, je souhaite que les forces vives d’Haïti continuent à œuvrer ensemble, dans l’intérêt du peuple haïtien. Le Québec est prêt à collaborer avec l’équipe du nouveau premier ministre d’Haïti, M. Evans Paul.

Ententes

Comme député du comté de l’Acadie, je suis à même de témoigner de l’enrichissement apporté au Québec par plusieurs de vos ressortissants, notamment du Maghreb.

Au moment où un comité interministériel sur la reconnaissance des qualifications professionnelles des personnes immigrantes vient de tenir sa première rencontre, permettez-moi d’inscrire le sujet dans une perspective plus vaste. La mobilité professionnelle englobe d’autres dimensions pour lesquelles j’ai besoin de votre appui.

Les personnes qui s’établissent ici doivent transporter avec eux les bénéfices et les droits acquis dans leur pays d’origine. Nous considérons les qualifications professionnelles, les ententes de sécurité sociale et, de façon plus périphérique, les ententes en matière de permis de conduire, comme trois leviers assurant la mobilité des personnes.

Les trois devraient faire partie de toute discussion sur la mobilité.

Quant aux ententes relatives aux droits de scolarité, elles seront par ailleurs revues, à leur échéance. Malgré un contexte budgétaire exigeant, le gouvernement entend continuer à offrir des exemptions de droits majorés, permettant à un nombre déterminé d’étudiants étrangers de payer le tarif applicable aux étudiants québécois, prioritairement aux deuxième et troisième cycles universitaires, comme nous le faisons depuis environ dix ans.

Rigueur, continuité et cohérence

S’agissant de nos relations internationales, au-delà de réaménagements conjoncturels, nous estimons essentielles la cohérence, la continuité et la prévisibilité.

Les réalisations qui comptent se bâtissent avec les ans et nous entendons poursuivre ce que l’on a bâti.

Voilà maintenant 50 ans que l’action internationale du Québec se fonde sur la doctrine Gérin-Lajoie qui fait en sorte que le gouvernement du Québec s’assure du prolongement externe de ses compétences internes.

La continuité de notre action internationale est illustrée dans nos célébrations, cette année, du 75e anniversaire de notre présence à New York, du 50e anniversaire de notre présence en Italie et du 35e anniversaire de notre présence à Mexico, au terme d’une année où nous avons souligné 25 ans de coopération et d’amitié avec la Bavière.

Elle est illustrée par la publication récente de notre Plan stratégique 2014-2018, qui trace les axes d’une ambitieuse action internationale pour les quatre prochaines années.

La vision qui inspire le Plan stratégique est celle d’une diplomatie distinctive et agile.

Le Plan est fondé sur deux enjeux – un positionnement stratégique du Québec et une organisation performante – et structuré autour de trois orientations : déployer une diplomatie renouvelée pour le développement et le rayonnement du Québec; distinguer le Québec à l’étranger et miser sur l’agilité organisationnelle pour une gestion optimale et innovante.

Enfin la continuité de notre action internationale est illustrée enfin par ma volonté de déposer, d’ici deux ans, une nouvelle Politique internationale du Québec.

Le monde change, bien évidemment, nos intérêts évoluent, nos ressources fluctuent. Il est sain, à intervalle, de réexaminer nos façons de faire, d’apporter de nécessaires ajustements à une diplomatie qui se veut pérenne.

Aussi, le gouvernement entend-il assurer davantage d’efficacité de son action internationale, de liens accrus avec partenaires, notamment avec le gouvernement canadien.

Le ministère que je dirige veillera à la cohérence des activités internationales du gouvernement, en favorisant les synergies et les économies d’échelle, par des mécanismes permanents de concertation entre ministères et organismes.

Mesdames, messieurs,

Voilà qui laisse de côté bien des pans de nos relations, des relations qui ne seraient pas ce qu’elles sont sans votre précieux concours. Mais sachez que le travail que vous accomplissez, toutes et tous, est remarqué et apprécié.

La fonction que vous occupez participe de cette ouverture au monde, que nous valorisons, dont nous avons besoin et dont nous sommes fiers. C’est donc chaleureusement, à nouveau, que je vous souhaite une très heureuse année.

Je vous remercie de votre attention.

 

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