Allocution de la ministre des Relations internationales et de la Francophonie, madame Christine St-Pierre

À l’occasion de la présentation d’une motion soulignant les cinquante ans de la Doctrine Gérin-Lajoie

Québec, le 14 avril 2015

CÉLÉBRATION DU CINQUANTIÈME ANNIVERSAIRE DE LA DOCTRINE GÉRIN-LAJOIE

Motion sans préavis

Monsieur le Président, je sollicite le consentement de l'Assemblée nationale pour débattre de la motion suivante :

«Que l’Assemblée nationale du Québec souligne le cinquantième anniversaire de la doctrine Gérin-Lajoie et réitère son rôle fondamental dans les relations internationales du Québec. »

Monsieur le Président,

J’invite l’Assemblée nationale du Québec à souligner le cinquantième anniversaire de la doctrine Gérin-Lajoie et à souligner la contribution qu’a apportée monsieur Paul Gérin-Lajoie à définir la place du Québec dans le monde.

Le 12 avril 1965, celui qui est alors vice-premier ministre et ministre de l’Éducation, prononce un discours devant le corps consulaire de Montréal. Il formule, pour la première fois, les fondements de l’action internationale du Québec.

Cette doctrine formulée il y a 50 ans, je la décris au présent et la réaffirme avec force aujourd’hui, car elle demeure intemporelle tout en gagnant en pertinence. Elle gagne en pertinence, un peu plus chaque jour, à mesure que les limites entre politique intérieure et extérieure s’estompent, à mesure que les problèmes et les solutions se mondialisent.

Même si aujourd’hui nous parlons de « continent numérique » et de « diplomatie numérique », l’effet de la doctrine amène le Québec à disposer des outils essentiels à sa projection internationale : soit la faculté de conclure ses propres ententes. C’est l’accès au monde.

Récemment, monsieur Gérin-Lajoie réaffirmait que : « pour prospérer et se développer dans un monde compétitif et globalisé, le Québec se doit, plus que jamais, de tisser des relations avec le reste de la planète, dans tous les domaines d’activités ».

En s’appuyant sur les principes énoncés dans la doctrine, le ministère des Relations internationales du Québec a ainsi conclu un nombre d’ententes internationales, dont 374 sont toujours en vigueur. Je pense également à la récente entente conclue en 2008 entre le Québec et la France en matière de reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles, en vertu de laquelle plus de 1700 professionnels se sont prévalus des arrangements mutuels de reconnaissance qui en découlent, dont 800 infirmières.

Le Québec a ainsi joué un rôle clé dans l’élaboration et l’entrée en vigueur de la Convention de l’UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles.

La Francophonie multilatérale est un terreau fertile pour le Québec. Nous avons obtenu des résultats probants, dont la désignation de notre candidate, madame Michaëlle Jean, au poste de secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie. Je tiens aussi à souligner l’apport du Québec menant à l’affermissement de la notion de Francophonie économique.

Je conclurais en vous parlant d’espoir. Celui que nous, les Québécois, puissions tirer encore plus grand avantage de nos talents et de notre persévérance afin d’aller au bout de nos capacités. Pour ce faire, le Québec doit être - plus que jamais - aux bons endroits aux bons moments.

Ensemble, croyez-moi, nous ferons avancer le Québec sur la voie de la prospérité.

Je vous remercie.

 

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