Allocution de la ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Mme Christine St-Pierre

À l’occasion de la conférence ministérielle de la Francophonie - volet coopération

Antananarivo, Madagascar, 24 novembre 2016

La version prononcée fait foi

Madame la Présidente,

Mesdames, Messieurs les Ministres,

Madame la Secrétaire générale,

Chers amis,

Merci pour ce discours passionné et on ne peut plus inspirant.

La solidarité se retrouve à nouveau, avec raison, au cœur du thème du Sommet. Elle a été également à la base des décisions qui ont mené à l’adoption, lors du Sommet de Dakar, de la Stratégie économique pour la Francophonie et de la Stratégie jeunesse de la Francophonie. Ces stratégies ont été initiées par une volonté de favoriser la croissance et d’en partager les dividendes. Pour y arriver, il importe de combiner nos efforts et d’avoir une approche concertée et ciblée.

Le Québec trace un bilan positif de sa contribution à l’émergence d’une réelle Francophonie économique. Ses actions ont porté sur le développement des affaires, l’appui à la programmation de l’Organisation internationale de la Francophonie en matière de jeunesse et d’entrepreneuriat ainsi que sur le soutien à des initiatives pour un développement économique durable, particulièrement en matière de coopération climatique.

À l’aube d’une nouvelle politique internationale, que je pilote, le Québec entend s’investir encore plus significativement en Afrique francophone.

S’agissant de la Stratégie jeunesse, le Québec souhaite notamment favoriser la réussite du Programme sur les processus d’élaboration et de mise en œuvre des politiques nationales jeunesse au sein des gouvernements francophones, fruit d’une entente signée en juin 2015 entre le premier ministre Philippe Couillard et la secrétaire générale. Comme vous l’avez si bien démontré, la jeunesse représente le principal atout de la Francophonie. Nous devons lui offrir les occasions de se dépasser et contribuer au développement de nos sociétés.

Avec la complicité des Offices jeunesse internationaux du Québec et de l’Institut de la Francophonie pour le développement durable, nous comptons renforcer les capacités entrepreneuriales des jeunes Québécois et de leurs partenaires du Sud en matière de coopération climatique. Nous allons de même appuyer les échanges d’expertise et la mobilité internationale dans ce domaine dans le cadre de projets qui répondent aux besoins exprimés par les acteurs du milieu.

Nos actions en solidarité et en coopération se font en concertation avec nos partenaires. Encore récemment, nous avons été attristés par les conséquences de l’ouragan Matthew sur Haïti. Le Gouvernement du Québec s’est empressé d’offrir un appui à ses organismes de coopération internationale aptes à fournir une réponse efficace et coordonnée aux besoins humanitaires jugés prioritaires par le gouvernement haïtien. Nous en sommes bien conscients, les besoins sont encore criants.

Madame la Secrétaire générale, le Québec est pleinement engagé dans la campagne Libres ensemble. Nous l’avons même introduite dans nos écoles secondaires et j’aurai le plaisir d’en présenter le résultat demain dans le cadre de la « journée jeunesse » au Village de la Francophonie. Nous invitons également la jeunesse de Madagascar et de la Francophonie à notre kiosque du Village afin d’y déposer des projets novateurs qui pourraient être retenus pour un accompagnement par LOJIQ, Les Offices jeunesse internationaux du Québec.

Au même titre qu’il fallait inscrire l’égalité femmes-hommes au cœur des stratégies économique et jeunesse, il convient d’agir en matière de prévention de la discrimination, des violences et des discours haineux basés sur l’identité et l’expression de genre dans l’espace francophone.

Le Québec entend travailler avec force à la protection des droits LGBT. D’ailleurs, nous serons partenaires l’an prochain d’une importante conférence internationale qui portera sur les questions d’orientation sexuelle et de genre. Cette conférence se tiendra à Montréal et nous souhaitons le plus grand nombre de participants.

D’autre part, il est reconnu que toute forme de discrimination et de violence en milieu scolaire constitue un obstacle au droit fondamental à l’éducation et qu’un environnement scolaire sûr et inclusif pour tous est essentiel à un apprentissage efficace.

Et c’est pourquoi les mesures de prévention doivent trouver leur place dans nos actions afin de renforcer l’accès de toutes les filles et de tous les garçons à une éducation de qualité dans l’espace francophone.

Je vous remercie.

 

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