Réforme de la francophonie - Une police d'assurances pour une meilleure gestion de la Francophonie

Québec, le 24 novembre 2005 ─ À l'issue de la 21e session de la Conférence ministérielle de la Francophonie, qui s'est tenue à Madagascar, les 22 et 23 novembre 2005, la ministre des Relations internationales et ministre responsable de la Francophonie, Mme Monique Gagnon-Tremblay, s'est réjouie de la réforme de la Charte de la Francophonie adoptée à Antananarivo.

Ainsi, la Charte réformée fusionne l'Agence intergouvernementale de la Francophonie (AIF) à l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF). « Cela permettra une plus grande transparence et le contrôle administratif et financier par le secrétaire général. Celui-ci s'appuiera, durant son mandat, sur l'administrateur qui aura la pleine responsabilité de la gestion administrative et financière de l'Organisation et en répondra au Secrétaire général. Cette nouvelle Charte fixe clairement les responsabilités de l'administrateur », a déclaré la ministre.

« Cette réforme est majeure. La Francophonie vient de se doter d'une police d'assurances pour l'atteinte de meilleurs résultats, pour une plus grande synergie entre l'ensemble des opérateurs de l'OIF et pour une gestion plus efficace des moyens mis à sa disposition par les bailleurs de fonds », a ajouté Mme Gagnon-Tremblay. La ministre a également soutenu qu'un effort important devra être accompli au cours des quatre prochaines années pour réduire le poids du coût de fonctionnement de l'OIF, de façon à mieux doter la programmation.

En outre, Mme Gagnon-Tremblay a encouragé ses homologues francophones à ne pas ménager leurs efforts en vue d'obtenir la ratification de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles par le plus grand nombre de pays possible. Elle a rappelé que, le 10 novembre dernier, l'Assemblée nationale du Québec a été la première à approuver à l'unanimité une motion sur la convention de l'UNESCO. « Au moins trente pays doivent ratifier la Convention pour qu'elle soit en vigueur, mais la ratification par les quelque 60 États membres de la Francophonie peut faire toute la différence quant à l'autorité de la Convention », a-t-elle ajouté. Le Secrétaire général de la Francophonie, M. Abdou Diouf, a pour sa part particulièrement insisté pour que les ratifications législatives soient faites avant le prochain Sommet de la Francophonie qui aura lieu à Bucarest en septembre 2006.

La ministre des Relations internationales a enfin rappelé que le gouvernement du Québec suivait avec attention le déroulement du processus électoral en Haïti. Selon elle, il est essentiel que tout soit mis en oeuvre pour que soit respectée la démocratie et l'échéance d'investiture d'un nouveau président, le 7 février 2006, et cela en dépit des difficultés rencontrées sur le plan logistique.

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