Accroître la présence des jeunes dans le monde

La Politique internationale

Québec, le 24 mai 2006 ─ La nouvelle Politique internationale du Québec qui a été lancée aujourd'hui par la ministre des Relations internationales, madame Monique Gagnon Tremblay, souligne l'importance de l'action internationale des jeunes et propose un accroissement de l'offre de stages à l'étranger. « J'ai eu l'occasion, en préparant cette politique, d'écouter des jeunes me parler de leur vision du Québec et de leurs espoirs pour demain. Ils m'ont aussi parlé de leurs réseaux et de leurs amis qui ne connaissent pas de frontières. En les voyant ainsi le regard tourné vers le monde et les pieds bien enracinés au Québec, quelle que soit leur origine, j'ai la conviction que le Québec a la capacité de réussir et de prendre la place qui lui revient dans le monde », a souligné la ministre des Relations internationales.

À ce chapitre, la nouvelle politique internationale prévoit :

  • L'intégration de l'offre de stages offerte par l'Agence Québec Wallonie Bruxelles (AQWBJ), l'Office franco-québécois pour la jeunesse (OFQJ) et l'Office Québec-Amériques pour la jeunesse (OQAJ), afin d'accroître les passerelles entre les stages offerts, développer de nouveaux partenariats avec le secteur privé et multiplier ainsi les occasions de stages à l'étranger.

  • Un élargissement aux territoires desservis par l'OQAJ et l'AQWBJ du programme Synergie entreprise de l'OFQJ visant à favoriser, à travers des expériences vécues à l'étranger, l'acquisition de connaissances, le transfert d'expertises et l'échange de pratiques liées au travail des jeunes qui oeuvrent au développement de la culture entrepreneuriale. Au cours des trois prochaines années, le gouvernement consacrera 840 000 $ à la réalisation de ce projet.

  • L'augmentation du nombre de stages dans les organisations internationales avec le concours des universités et de certains partenaires privés.

  • Le développement du mentorat dans le cadre des missions économiques à l'étranger dirigées par le premier ministre ou par des ministres sectoriels. L'objectif de cette mesure est d'offrir aux jeunes finissants ou diplômés récents la possibilité de vivre une expérience professionnelle à l'étranger en accompagnant des entrepreneurs. Les missions économiques visées se dérouleront dans les territoires couverts par l'OQAJ, l'OFQJ et l'AQWBJ. Le gouvernement investira 120 000 $ dans ce projet au cours des trois prochaines années.

  • La création d'un programme de bourse à l'intention des étudiants de niveau collégial et la mise en place de projets-pilotes visant à développer des stages et des échanges internationaux pour les jeunes de la formation professionnelle et technique.

La nouvelle politique prévoit également :

  • La poursuite du programme Québec sans frontières, dont la responsabilité relève du ministère des Relations internationales. Le but du programme est de mieux sensibiliser les jeunes aux enjeux liés à la coopération internationale et au développement durable. Chaque année, le ministère consacre plus de 3 M$ à cette fin.

  • Un soutien à la tenue du Congrès mondial des jeunes Québec 2008. Une somme de 450 000 $ issue de la Stratégie d'action jeunesse 2006-2009 du gouvernement québécois sera consacrée pour assurer la tenue de cet événement dans la capitale nationale. Des jeunes de tous les continents et du Québec sont attendus à la IVe édition qui aura lieu à Québec en août 2008 à l'occasion des fêtes du 400e anniversaire de la fondation de cette ville. Le congrès permettra aux jeunes participants d'approfondir dans la perspective des « Objectifs du millénaire pour le développement » promus par les Nations unies, des compétences dans le domaine du développement durable, de l'environnement, de l'action humanitaire, de l'éducation et de la lutte à la pauvreté.

« Les jeunes Québécois ne désirent pas être des spectateurs passifs face aux changements qu'amène la mondialisation. Ils ont des opinions et des préoccupations sur l'état de santé de notre planète, la société de l'information, le progrès technologique, les échanges commerciaux ainsi que l'investissement étranger. II faut les encourager dans leur volonté de s'engager et de participer au changement », a conclu la ministre des Relations internationales.

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