La sécurité : nouvel enjeu de l'action internationale du Québec

La Politique internationale du Québec

Québec, le 24 mai 2006 ─ Contribuer à la sécurité du Québec et du continent américain est devenu, selon la ministre des Relations internationales, madame Monique Gagnon-Tremblay, un objectif incontournable de l'action internationale du Québec. C'est d'ailleurs la première fois que cet enjeu est reconnu comme une préoccupation majeure de la politique internationale du Québec.

Les distinctions qui existaient entre sécurité intérieure et sécurité extérieure sont maintenant disparues, car les nouvelles menaces telles que la criminalité transnationale organisée, le terrorisme, la cybercriminalité, les pandémies ou les désastres environnementaux ne connaissent plus de frontières. Le Québec ne peut donc rester indifférent devant ces préoccupations internationales quotidiennes.

« Le Québec n'a pas le choix, a dit la ministre, et il doit prendre les mesures qui s'imposent. Sur le plan international, la préoccupation de la sécurité a pris le pas sur celle de la prospérité. Il faut donc gérer les risques qui découlent des menaces émergentes et qui compromettent notre propre sécurité et celle de nos voisins. »

De son côté, le ministre de la Sécurité publique, monsieur Jacques P. Dupuis, s'est réjoui du fait que la préoccupation de la sécurité est au coeur de cette nouvelle politique. « Les mesures mises de l'avant par le ministère de la Sécurité publique et ses partenaires concourent toutes à assurer la sécurité du Québec et du continent nord-américain. Plusieurs initiatives ont déjà été mises en oeuvre depuis quelques années, mais la politique internationale que nous rendons publique aujourd'hui nous donnera plus de moyens pour renforcer les mécanismes stratégiques en matière de gestion de l'information, pour participer à des projets concrets en matière de sécurité intérieure et pour raffermir nos liens avec nos partenaires étrangers », a précisé le ministre.

La nouvelle politique internationale privilégie trois axes d'intervention :

  • D'abord, prévoir et prévenir. Pour que cette fonction soit bien remplie au sein du gouvernement, le ministère de la Sécurité publique mettra sur pied un centre intégré de l'information de sécurité comportant un important volet international.

  • Ensuite, se concerter. À cet égard le gouvernement québécois renforcera sa coopération avec les États américains voisins. Il accroîtra notamment sa collaboration avec les membres de la Conférence des gouverneurs de la Nouvelle-Angleterre et des premiers ministres de l'Est du Canada pour se donner une vision d'ensemble des problèmes qui touchent la région et des solutions possibles, comme il l'a fait sur la question de l'exigence du passeport aux frontières. Il intensifiera sa participation au Consortium des directeurs de la sécurité intérieure du Nord-Est qui regroupe dix États et trois provinces. Il amorcera une collaboration scientifique avec le Center for Disease Control (CDC) et les États de la Côte-Est des États-Unis.
    De plus, le gouvernement du Québec suivra de près les travaux des instances internationales sur les questions touchant la sécurité non militaire, notamment à l'intérieur de la Convention des Nations unies sur la criminalité transnationale et le Protocole sur la traite des personnes. Une coopération sera également mise en oeuvre avec les pays de l'Europe francophone, la France en particulier, dans le but de constituer un réseau d'écoles francophones de police et de tirer profit de l'expertise européenne en matière de lutte au terrorisme.

  • Enfin, agir. Le gouvernement appuiera les entreprises afin qu'elles adhèrent aux programmes de la Frontière intelligente, accélérant le passage des marchandises à la frontière. Il mettra en place les infrastructures routières requises pour faciliter la circulation aux abords des postes frontaliers. Il poursuivra la sécurisation de ses infrastructures stratégiques et accroîtra la vérification des documents soumis à l'appui des demandes d'immigration. Il entend également participer activement aux travaux menés par le Canada, les États-Unis et le Mexique en vertu du Partenariat nord-américain pour la prospérité et la sécurité et faire valoir ses positions sur le projet Initiative relative aux voyages dans l'hémisphère occidental (IVHO) du gouvernement américain.

« Les mesures que nous entendons prendre au cours des prochaines années confirmeront à nos partenaires notre détermination par rapport à cet important enjeu qu'est la sécurité, établissant ainsi notre crédibilité sur le continent nord-américain », a conclu la ministre.

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Information : 418 649-2400 poste 57861

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