Conférence ministérielle de la Francophonie à Vientiane : une rampe de lancement pour le sommet de Québec

Québec, le 21 novembre 2007 ─ À la conclusion des travaux de la Conférence ministérielle de la Francophonie, qui se déroulait à Vientiane au Laos ces deux derniers jours, la ministre des Relations internationales et ministre responsable de la Francophonie, Monique Gagnon-Tremblay, et le ministre des Affaires étrangères, Maxime Bernier, ont énoncé les paramètres qui encadreront le déroulement des travaux du Sommet de la Francophonie qui se tiendra à Québec du 17 au 19 octobre 2008.

« En tant que gouvernement hôte, le Québec se réjouit d'accueillir à nouveau la famille francophone, 21 ans après le Sommet de Québec de 1987 », a déclaré Mme Gagnon-Tremblay. « Nous voulons que ce Sommet constitue un véritable jalon et permette d'insuffler un vent nouveau au sein de la Francophonie internationale. »

À la différence des sommets précédents qui se concentraient sur un thème unique dans la foulée d'une tradition instaurée à Moncton en 1999, le Sommet de Québec se déroulera notamment autour d'une série d'enjeux figurant au coeur des préoccupations de la Francophonie, soit la gouvernance et la démocratie, la langue française ainsi que l'environnement.

« Nous souhaitons moderniser la formule traditionnelle des sommets de la Francophonie, dynamiser les échanges, favoriser une libre discussion autour d'enjeux qui mobilisent non seulement les chefs d'État et de gouvernement, mais qui suscitent à leur tour l'intérêt des citoyens, parce que nous croyons que la Francophonie d'aujourd'hui doit être une affaire citoyenne », a par ailleurs déclaré la ministre à l'issue de la conférence ministérielle.

La Déclaration finale qui sera entérinée à la fin des travaux du Sommet se voudra concise, avec des engagements concrets et sera à la hauteur des responsabilités des chefs d'État et de gouvernement.

Quant à la conférence ministérielle qui précédera la tenue du Sommet, elle permettra aux opérateurs de mieux se faire connaître. « Ces opérateurs, a ajouté la ministre, posent des gestes et des actions quotidiennement qui méritent d'être mieux connus des populations locales. » C'est en ce sens que certaines séances pourraient être télédiffusées.

Rappelons que la Francophonie constitue la principale tribune multilatérale internationale où le Québec peut faire entendre sa voix. Elle lui permet de nouer des relations diplomatiques avec des chefs d'État et de gouvernement de plus de 60 pays. Elle lui offre également la possibilité d'exporter ses champs de compétence constitutionnelle et permet enfin à son expertise humaine de rayonner de par le monde, au sein des programmes de ses opérateurs. Tel que stipulé dans la Politique internationale du Québec publiée en 2006, le Québec entend plus que jamais utiliser tous les leviers à sa disposition pour agir sur la scène internationale car nombre de défis auxquels sont confrontés les États ne peuvent plus être relevés isolément. Ils commandent une action concertée, des coopérations soutenues et des négociations multiples.

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Information : 418 649-2400 poste 57861

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