Colloque international sur la sécurité alimentaire et la nutrition

Nouveau pas vers une collaboration renforcée entre le Québec et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture

Québec, le 27 septembre 2017 – Le Gouvernement du Québec et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dressent un bilan positif du Colloque international « Sécurité alimentaire et nutrition à l’heure des changements climatiques » et entrevoient l’avenir de leur collaboration avec beaucoup d’enthousiasme. Le Colloque s’est déroulé du 24 au 27 septembre au Centre des congrès de Québec et a permis, pour la première fois, d’approfondir le lien entre les changements climatiques et la nutrition.

la ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Christine St-Pierre, au Colloque international sur la sécurité alimentaire et la nutrition à l’heure des changements climatiques
La ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Christine St-Pierre, au Colloque international sur la sécurité alimentaire et la nutrition à l’heure des changements climatiques. Crédit photo : Éric Labonté

Ce colloque se tient dans un contexte où, après une régression constante durant plus d’une décennie, la faim dans le monde progresse à nouveau, comme le révèlent les dernières données du rapport des Nations Unies sur l’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde.

À l’ouverture du Colloque, un entretien entre le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, et la directrice générale adjointe en charge du climat et des ressources naturelles de la FAO, Maria Helena Semedo, a permis de jeter les bases d’une collaboration plus engagée. Parmi les annonces faites pendant le Colloque, mentionnons :

  • la création d’une communauté de pratique, coordonnée par le Bureau du Québec à Dakar, qui réunira six organismes de coopération internationale québécois travaillant en Afrique de l’Ouest et la représentation de la FAO au Sénégal. Ce réseau est un moyen novateur de permettre une concertation et une collaboration plus étroite dans la région, un besoin qui a été exprimé à de nombreuses reprises par les organismes de coopération internationale;
  • la volonté du Québec d’appuyer la Phase II du programme « Intégration de l’agriculture dans les plans d’adaptation nationaux » de la FAO dans certains pays francophones en développement pour les aider dans la mise en œuvre de leurs stratégies nationales d’adaptation aux changements climatiques.

Pendant quatre jours, différents ateliers et séances plénières ont permis d’établir et de définir les liens déterminants entre la sécurité alimentaire, la nutrition et les changements climatiques. Les échanges ont également permis d’identifier des solutions concrètes et multisectorielles pour adapter les systèmes agroalimentaires aux effets des changements climatiques et atténuer les émissions de gaz à effet de serre (GES) de ces systèmes.

Des conférenciers issus d’horizons diversifiés et des jeunes engagés dans ces enjeux ont su mettre en lumière des problématiques propres à certaines régions plus vulnérables aux effets des changements climatiques, entre autres l’Afrique de l’Ouest et le Grand Nord. Des modèles novateurs de systèmes agricoles, des initiatives imaginées et menées par des femmes en Afrique de l’Ouest pour améliorer les systèmes alimentaires, des projets de serre dans des communautés nordiques pour favoriser la production de produits frais et locaux à faibles coûts, tant d’exemples d’innovation au service de la sécurité alimentaire. Les échanges tenus lors du Colloque ont par ailleurs permis le partage des meilleures pratiques partout dans le monde dans afin de favoriser les idées et d’améliorer notre réponse globale aux changements climatiques.

La ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Christine St-Pierre, en a également profité pour annoncer un soutien gouvernemental de 2,5 millions de dollars pour plusieurs initiatives du Gouvernement du Québec en matière de solidarité internationale pour des projets directement liés à la thématique du colloque.

Par ailleurs, soulignons la signature d’un protocole d’accord entre la FAO et l’Université Laval afin de favoriser le partage interinstitutionnel de connaissances pour améliorer la sécurité alimentaire et la nutrition par la lutte contre les changements climatiques et l’adaptation à leur évolution.

Les principales conclusions et solutions du Colloque feront l’objet d’une publication de la FAO, réalisée en collaboration avec le Gouvernement du Québec.

Citations :

« La sécurité alimentaire, la nutrition et les changements climatiques font partie des grands enjeux de notre époque. C’est un honneur pour le Québec d’avoir obtenu la collaboration de la FAO pour organiser ce colloque qui nous a permis de renforcer le dialogue international sur ces questions et de repenser nos façons de faire pour mieux répondre aux défis auxquels nous devrons faire face dans les prochaines décennies. Le Québec est déjà reconnu comme un chef de file en matière de lutte contre les changements climatiques et souhaite prendre part plus que jamais à cette réflexion mondiale sur la sécurité alimentaire et la nutrition. Ce colloque est le point de départ de nouvelles avenues de collaboration avec la FAO et autant de leviers pour enrichir notre action mutuelle contre les changements climatiques et assurer la sécurité alimentaire des citoyens de tous les horizons »

Christine St Pierre, ministre des Relations internationales et de la Francophonie

« Après une longue période de recul, la faim progresse dans le monde et les changements climatiques amplifient le phénomène en agissant directement sur les éléments déterminants de la malnutrition. Ce colloque a démontré que la lutte contre la malnutrition et l’adaptation aux impacts des changements climatiques vont de pair. Des investissements garantissant des systèmes alimentaires résilients face aux défis climatiques sont dorénavant indispensables. Il est de notre devoir de porter ce message lors de la 23e Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP 23) qui se tiendra à Bonn dans quelques semaines. »

Maria Helena Semedo, directrice générale adjointe de la FAO en charge du climat et des ressources naturelles

Faits saillants :

  • La tenue du Colloque a été annoncée à la suite d’une rencontre entre le premier ministre Philippe Couillard et le directeur général de la FAO, José Graziano da Silva, lors de la 22e Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques au Maroc en novembre 2016.
  • Quelque 225 personnes ont participé au Colloque. Parmi eux, près de 70 conférenciers reconnus dans leur milieu ont pris la parole.
  • Le Colloque a été pensé afin d’inclure les jeunes, les femmes, les agriculteurs et les personnes d’origine autochtones et de leur offrir une tribune privilégiée pour les échanges d’idées et de bonnes pratiques, étant souvent les premiers touchés par les effets des changements climatiques.
  • Les Offices jeunesse internationaux du Québec ont permis à 24 jeunes experts internationaux de participer au Colloque.
  • Plusieurs initiatives écoresponsables ont été mises en place pour l’organisation du Colloque. Par exemple, les cocardes ont été imprimées sur un papier fait main dans lequel ont été insérées des graines de basilic, et une attention particulière a été accordée au gaspillage alimentaire et à l’achat de produits locaux.

Liens connexes :

www.mri.gouv.qc.ca/colloquesan.

www.fao.org/climate-change.

Sources :
Ann-Clara Vaillancourt
Attachée de presse
Cabinet de la ministre des Relations internationales et de la Francophonie et ministre responsable de la région des Laurentides
418 649-2319

Tina Farmer
Conseillère en communication
Bureau de la directrice générale adjointe de la FAO en charge du climat et des ressources naturelles
+39 06 570 56846
tina.farmer@fao.org

Information :
Claudine Bertrand
Conseillère en communication
Ministère des Relations internationales et de la Francophonie
418 649-2400, poste 57211

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